Problème rencontré dans les profondeurs

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DegreNormal
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Enregistré le : jeu. sept. 26, 2019 8:14 am

Problème rencontré dans les profondeurs

Message par DegreNormal » sam. nov. 23, 2019 9:52 pm

Évènement : 7 Décembre

Quelques fois, plusieurs gangs se retrouvent malgré leurs différences au même moment. Et ceci est un de ces moments.
De nombreux appels de détresse furent émis depuis les profondeurs de l'underhive, au sous-secteur F.E.C-80, mais tous étaient des appels à l'aide incompréhensible, composés de supplications et de hurlements. Mais ils ne durèrent pas longtemps, et moins d'un jour plus tard, aucune réponse, seul pouvait être entendu le silence, un silence de mort, et des bruits de succion...
De la première équipe de sécurité qui se rendit sur place, seuls deux des arbitrators en revinrent vivant. Blessés et presque fous, ils furent mis en quarantaine et les informations à leurs sujets furent terriblement restreintes. Enfin, les autorités firent appel à un inquisiteur pour traiter de ce problème, renforçant la nature étrange de la situation. Il devrait arriver prochainement.

Mais les Grandes Maisons pensent différemment. Il s'agit d'un problème dans leur domaine, sur leur territoire. Et elles n'aiment être gardés dans l'ignorance. Elles ont décidé d'envoyer sur place les gangs locaux de Tolosa et des Bordures Rouges afin qu'elles leurs fassent un rapport sur la situation, et de préférence avant les agents de l'Inquisition.



Je vous donne rendez-vous le Samedi 7 Décembre à 14h à l'association pour un scénario multijoueurs.
Note : Ce scénario est accessible aux personnes ne participant pas à la campagne (plus ont est de fou, plus il y a de morts).


Les gangers s'avançaient dans les couloirs sombres du sous-secteur de l'Underhive. Tous tendaient l'oreille, mais rien. Aucun son ne leur parvenait. Le silence de leur avancée était uniquement brisé par l'écho de leurs pas sur le sol métallique du niveau.

Pourtant, avec plusieurs milliers d'ouvriers, cette zone devrait regorger d'activité. Il devrait y avoir des hommes et des femmes en train de s'occuper du bon fonctionnement des machines, des travailleurs qui devraient être attelés à une seule machine durant toute leur vie, la voix forte d'un contremaître donnant les indications aux autres travailleurs... Bref, de la main d’œuvre comme sait en faire l'Imperium. Mais rien, pas une âme en vue.


La seule chose qu'ils trouvèrent furent des trainées de sang sur les murs et le sol...

Ils jetèrent des coups d’œils inquiets sur leur côtés, dans l'espoir de voir quelqu'un qui se tapirait en embuscade, mais les seuls mouvements qu'ils repérèrent furent ceux des autres gangs qui avançaient prudemment dans les couloirs latéraux. Certains hésitèrent à un instant à régler de vieilles rancunes et tirer quelques cartouches, mais une trêve avait été déclarée le temps de tirer cette histoire au clair.


Ils passèrent un poste de contrôle abandonné par ses gardiens. Plusieurs gangers pénétrèrent dans la structure, l'arme au poing, mais ils ne trouvèrent que du sang sur les panneaux de contrôle. Les appareils de communication étaient détruits. Mais il était clair que cela relevait du sabotage, les autres machines n'ayant pas été (ou très peu) endommagées.

Après plusieurs heures de recherche, une détonation se fit entendre. Suivit peu après d'une seconde, puis d'une troisième. Les coups de feu retentirent dans les couloirs du sous-niveau.

Tous raffermirent leur prise sur leurs armes et s'élancèrent vers la provenance du bruit, mais à cause de l'écho et d'une légère panique passagère, les différents groupes s'étaient séparés. Georges des Mickys étaient suivi de près par un Van Saar portant les couleurs des Arsen. Basile Hic demandait à ses suivants d'accélérer la cadence, avant de se rendre compte qu'il ne n’agissait pas des gars de sa bande, mais de membres de la Guilde Bleue et plusieurs Eschers au blason qui lui était inconnu. Solomon quant à lui pouvait presque sentir le souffle glacé de deux enforcers derrière lui...

Enfin, ils découvrirent la personne qui avait ouvert le feu. Un Cawdor. Il portait une arme déchargée et courait dans leur direction. Lorsqu'il arriva à leur niveau, il leur hurla sans s'arrêter :
"Barrez-vous ! ! !"


Il fallut quelques secondes aux interpellés pour remarquer les êtres qui suivaient le Cawdor et pour se mettre à courir derrière lui. Certains lâchèrent au passage quelques tirs afin de ralentir la menace, alors que d'autres ne se souciaient que de courir. Le groupe principal n'était pas loin, et il représentait leur meilleure chance de survie. Près de cinquante combattants armés pourraient sans doute les protéger, mais pour cela, ils ne devaient pas se faire rattraper.

Ils courraient tous à en perdre haleine. Plusieurs des leurs qui eurent le malheur de ralentir se firent attraper par les griffes et les crocs qui sortaient de l'obscurité, déchiquetant les malheureux vivants. Leurs hurlements de douleur emplissaient l'atmosphère et le silence qui s'en suivait n'en était que plus macabre.

Soudain, arrivés à un embranchement, le groupe en rencontra un second, tout aussi affolé. Eux aussi étaient suivi, ce qui limitait leurs possibilités de fuite, y compris le chemin le plus cours vers le groupe principal. Le Cawdor se tourna vers la dernière issue possible et s'élança vers la porte de service, l'ouvrant sans demander son reste.

A peine avait-il passé le seuil que les bêtes lui sautèrent à la gorge, le rouant de coups. L'homme se débattit tant bien que mal, mais rien n'y fit, il était mort, et la dernière sortie était elle aussi envahie de ces créatures, ils étaient faits comme des grox. L'un des ganger se jeta sur la porte et activa le verrou automatique. Deux autres piratèrent un tableau de contrôle et firent de même avec les autres portes environnantes. Les sas se verrouillèrent dans un boucan métallique, barricadant les survivants dans le complexe d'acier. Puis, le calme revint.

Tous jetaient des regards inquiets sur les portes et aux autres survivants. Non pas parce qu'ils cherchaient du soutien dans cette horrifique épreuve, mais parce qu'ils craignaient un coup en traitre. Car oui, toutes les personnes dans cette pièce se détestaient mutuellement. Certains étaient rivaux, d'autres étaient tout simplement des ennemis mortels. Tous savaient qu'il aurait été facile à ce moment de régler une vieille inimitié entre eux, sans avoir à affronter par la même occasion tout le gang de l'intéressé. La confiance n'était plus à l'ordre du jour, bien qu'elle ne l'ait jamais vraiment été. Après tout, un accident est si vite arrivé...

La trêve venait de prendre fin...

Mais avant que les tir ne puissent s'échanger entre les membres des maisons claniques, une des porte s'ouvrit lentement, et un des hostile en profita pour entrer lentement. Tous les regards se tournèrent vers l'être qui venait de passer le seuil. Et tous émirent des grimaces de craintes et de dégoût.

L’entité avait sans doute été un homme auparavant, mais quelque chose l'avait changé, de manière définitive. Désormais, il était bossu et complètement nu, ses doigts et ses ongles avaient poussés, ainsi que de longs poils sur son dos et son bas-ventre. Des os pointus étaient plantés dans ses membres, tels des décorations tribales. Ses yeux n'étaient remplis que d'une haine et d'une faim sans limite qui rendait l'être plus bestial qu'il ne l'était déjà. Mais le plus gênant furent la vue de ses dents dégoulinantes d'un liquide rouge poisseux.
Du sang. Du sang humain.

Le cannibale lâcha la tête du Cawdor qu'il tenait dans les mains, leva un doigt accusateur vers les survivants et hurla :


"Viiiiiaaaaaaannnnddddddeee ! ! ! "


Tous tirèrent sur l’intrus, qui s'écroula lourdement au sol. Très vite, d'autres cannibales s’introduisirent dans la pièce. Les tirs reprirent. Et rapidement, les munitions commencèrent à manquer. Un mort, puis un second, et bien vite il ne restait plus que la moitié des gangers encore en état de se battre... Ils étaient encerclés, sans aucun moyen de fuir, ils devaient gagner du temps, le temps que le groupe principal ne les retrouve. Mais certains pensaient qu'ils auraient une chance de s'en sortir s'ils étaient seuls, passant par les conduites par exemple... Puis un son se fit entendre non loin.

Le son de déverrouillage d'une porte.
Puis une autre.
Puis une autre.
Ils approchaient.
Ils étaient là.
La trêve reprit.
Les tirs fusèrent de nouveau.
Ainsi que les hurlements.
Puis, le silence...

Suivit peu après par des bruits de succion...
"Nous sommes l'ombre de la société, nous sommes ce que vous ne voulez pas voir, ne vous détournez plus de la vérité et embrassez la de votre âme !
Afin de l'offrir à l'Empereur aux quatre bras..."

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